30-6-2012 08:20 | Par CYA, www.belga.be

Des associations réclament une exonération de la redevance Sabam

Plus de 300 associations, collectifs et artistes lancent un cri de détresse et de colère vis-à-vis des pratiques de la Sabam, la société qui perçoit et redistribue les droits d'auteur auprès des artistes, peut-on lire samedi dans les journaux du groupe L'Avenir.


Le milieu culturel revendique une reconnaissance de sa spécificité. "En permettant la découverte de groupes musicaux locaux ou alternatifs, nous jouons un rôle déterminant dans la promotion des pratiques et des expressions culturelles minoritaires et non commerciales. Nous permettons aussi à un large public d'avoir accès à la culture pour une somme démocratique. Mais à cause des tarifs pratiqués par la Sabam, il devient de plus en plus difficile d'organiser ce type de concerts", expliquent les associations. Elles ne dénoncent pas les droits d'auteurs mais les pratiques "abusives et les tarifs exorbitants de la Sabam". La pétition épingle ainsi des tarifs fixés sans concertation et de façon arbitraire, des forfaits encaissés sans tenir compte des oeuvres diffusées, l'absence de transparence dans la manière de reverser les sommes perçues, les amendes abusives, etc. Et de réclamer une exonération de la redevance Sabam pour les petits lieux de diffusion culturelle et les collectifs organisateurs. La Sabam indique de son côté être consciente des difficultés rencontrées par certaines associations et être en train de revoir à la baisse les tarifs minima. Il est toutefois inenvisageable de dispenser certains collectifs du paiement de droits d'auteur, insiste son directeur général, Christophe Depreter. L'appel des associations a été relayé par la sénatrice Christine Defraigne (MR) auprès du ministre compétent Johan Vande Lanotte.

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Des associations réclament une exonération de la redevance SabamPlus de 300 associations, collectifs et artistes lancent un cri de détresse et de colère vis-à-vis des pratiques de la Sabam, la société qui perçoit et redistribue les droits d'auteur auprès des artistes, peut-on lire samedi dans les journaux du groupe L'Avenir.CYAwww.belga.be2012-06-30T07:20:062012-06-30T07:20:06Le milieu culturel revendique une reconnaissance de sa spécificité. "En permettant la découverte de groupes musicaux locaux ou alternatifs, nous jouons un rôle déterminant dans la promotion des pratiques et des expressions culturelles minoritaires et non commerciales. Nous permettons aussi à un large public d'avoir accès à la culture pour une somme démocratique. Mais à cause des tarifs pratiqués par la Sabam, il devient de plus en plus difficile d'organiser ce type de concerts", expliquent les associations. Elles ne dénoncent pas les droits d'auteurs mais les pratiques "abusives et les tarifs exorbitants de la Sabam". La pétition épingle ainsi des tarifs fixés sans concertation et de façon arbitraire, des forfaits encaissés sans tenir compte des oeuvres diffusées, l'absence de transparence dans la manière de reverser les sommes perçues, les amendes abusives, etc. Et de réclamer une exonération de la redevance Sabam pour les petits lieux de diffusion culturelle et les collectifs organisateurs. La Sabam indique de son côté être consciente des difficultés rencontrées par certaines associations et être en train de revoir à la baisse les tarifs minima. Il est toutefois inenvisageable de dispenser certains collectifs du paiement de droits d'auteur, insiste son directeur général, Christophe Depreter. L'appel des associations a été relayé par la sénatrice Christine Defraigne (MR) auprès du ministre compétent Johan Vande Lanotte.