Le sommet de la zone euro tente de calmer les marchés avec de nouvelles mesures
Les dirigeants ont pris ces mesures à l'insistance de l'Espagne et de l'Italie, qui se refinancent actuellement à des taux insoutenables sur les marchés et demandaient un soutien européen. Ils ont ouvert la possibilité d'une recapitalisation directe des banques par les mécanismes européens, une demande de l'Espagne qui obtient ainsi de ne pas voir son endettement public exploser avec le plan d'aide de 100 milliards décidé en faveur de ses banques. Ils ont également revu le statut de créancier privilégié du MES, qui lui garantissait jusqu'ici un remboursement prioritaire, face aux investisseurs privés notamment, en cas de défaut de paiement d'un Etat. Ce statut serait en effet l'une des causes des taux élevés constatés actuellement sur les marchés. Ils ont en outre décidé d'une flexibilisation du MES et de recourir à certaines capacités de la Banque centrale européenne, sans toutefois permettre un financement monétaire des dettes publiques. En contrepartie à ces mesures de soutien aux banques en difficultés, les dirigeants ont convenu de lancer le chantier d'une supervision unique. Pas question en effet pour l'Allemagne et d'autres pays d'octroyer des fonds en faveur de banques étrangères sans aucun contrôle sur elles. La Commission européenne a été mandatée pour présenter avant la fin de l'année des propositions en ce sens.







