Un Verviétois qui avait obligé ses fils à coucher avec leur soeur écope de 8 ans
Le tribunal a stigmatisé l'extrême gravité des faits, la sordidité des ceux-ci mais aussi l'amoralité du prévenu "usant ses enfants comme des outils destinés à le satisfaire". Le tribunal a aussi relevé l'absence de prise de conscience du caractère hautement odieux des faits dans le chef du prévenu. Le tribunal a réfuté l'argumentation de la défense concernant une éventuelle cabale de la mère, les contacts avec les enfants étant peu fréquents et ces derniers n'étant nullement influençables. Le tribunal a aussi souligné l'enracinement de la victime pour la région de Verviers et le contexte de dévoilement des faits. Le tribunal a retenu, pour forger sa conviction face aux dénégations du prévenu, les révélations, faites par la victime elle-même en 2003, 2005 ou encore 2009, dénonçant des faits similaires, à chaque fois suivis de rétractations mais aussi les déclarations des enfants, les expertises psychologiques et le rapport du légiste. Le dossier a démarré en juin 2011 lorsque les deux frères de la victime décident de se confier à l'école. Ils expliquent que leur père a entretenu des relations sexuelles avec leur soeur et qu'ils ont dû, eux aussi, faire l'amour avec elle. Ils confirmeront cette version lors de leur audition vidéofilmée, le prévenu niant tout au long de l'instruction de ce dossier tout acte sexuel sur sa fille.







