France: la cour d'appel rendra sa décision le 24 octobre dans le procès Kerviel

Dans une ultime adresse à la cour, Kerviel a dit "penser aux salariés du réseau de la Société Générale". "Je leur demande pardon, ils ont souffert d'un système auquel j'ai participé, que je n'ai pas mis en place...". Cinq ans de prison ferme ont été requis contre l'ancien trader, la Société Générale lui réclamant de son côté 4,9 milliards d'euros de dommages et intérêts, équivalent au montant de la perte. Il avait été condamné en première instance à cinq ans dont trois ferme et à ce montant sans précédent de dommages et intérêts. Le procès en appel, entamé le 4 juin, s'est achevé jeudi avec la plaidoirie de la défense qui a demandé la relaxe du prévenu. Il est reproché à l'ancien trader d'avoir pris, à l'insu de sa hiérarchie, pour des dizaines de milliards d'euros de positions spéculatives sur des indices boursiers, dissimulées par des opérations fictives, de faux courriels et des déclarations mensongères. Kerviel n'a jamais nié avoir perdu le sens des réalités, expliquant s'être retrouvé pris dans un "engrenage". Mais il affirme que ses supérieurs savaient ce qu'il faisait et estime avoir été victime d'une machination, la Société Générale lui ayant selon lui fait porter la responsabilité de pertes dues aux crédits hypothécaires américains "subprimes".











































