Le Brésil rejette l'austérité à l'européenne face à la crise
La chef de l'État a critiqué à nouveau les mesures d'austérité prises par les Européens comme la réduction des salaires et la hausse des impôts, lors de l'inauguration d'une plate-forme pétrolière dans l'État de Bahia (nord-est). "Le Brésil est sur une autre voie. Notre voie n'est pas celle-ci, n'est pas semblable à la leur. Notre voie est de maintenir les investissements, de faire en sorte que les subventions, les avantages et les gains de ce développement soient distribués", a affirmé Mme Rousseff. Elle a dit que la sixième économie du monde renforcerait les mesures d'encouragement à la relance de la croissance et éviterait que la monnaie brésilienne ne s'apprécie face au dollar au détriment de l'industrie, le secteur le plus touché par la crise. La présidente du Brésil a rappelé la décision mercredi de la Banque centrale de ramener son taux d'intérêt directeur (Selic) à son minimum historique, soit à 8% l'an contre 12,5% il y a moins d'un an. Avec la réduction progressive du taux Selic, les autorités espèrent obtenir une baisse des coûts du crédit pour le consommateur. "Nous poursuivrons cet objectif: la réduction d'impôts et peu à peu nous transformerons la crise en une opportunité" de développement, a dit Mme Rousseff. La Banque centrale brésilienne a revu récemment à la baisse sa prévision de croissance du PIB de 3,5% à 2,5% en 2012. La croissance du Brésil avait déjà fortement reculé en 2011 pour tomber à 2,7% en 2011 contre 7,5% en 2010, en raison de la crise économique mondiale.








