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27-7-2012 02:16 | Par © Eos Sciences, eosmagazine.eu

Les plus grosses étoiles ne vivent pas seules

Le VLT a découvert que la plupart des étoiles très massives vivent en binômes en interaction


Les plus grosses étoiles ne vivent pas seules

Une nouvelle étude, réalisée avec le très grand télescope (VLT) de l’ESO, a montré que la plupart des étoiles de grande masse très brillantes, qui conditionnent l’évolution des galaxies, ne vivent pas seules. Presque trios quart d’entre elles se révèlent avoir à proximité une étoile “compagne”. La plupart de ces binômes connaissent des interactions qui les perturbent, comme des transferts de masse d’une étoile à l’autre et environ un tiers de ces binômes est même supposé fusionner pour ne former au final qu’une seule étoile. Les résultats de cette étude sont publiés dans la revue Science.

Une équipe internationale a utilisé le VLT pour étudier ce que l’on appelle les étoiles de type O, qui ont une température très élevée, une masse très importante et une forte luminosité. Elles ont une vie courte et violente et jouent un rôle clé dans l’évolution des galaxies. Elles sont également liées à des phénomènes extrêmes comme les “étoiles vampires” - c'est-à-dire lorsqu’une étoile plus petite aspire la matière à la surface de sa voisine plus volumineuse – et les sursauts gamma.

Ces astronomes ont étudié un échantillon de 71 étoiles de type O individuelles et en paires (étoiles binaires) dans six jeunes amas d’étoiles de la Voie Lactée proches de la Terre. En analysant la lumière provenant de ces cibles de manière bien plus précise que précédemment, l’équipe a découvert que 75% de toutes les étoiles de type O appartenaient à des systèmes binaires, une proportion plus importante que ce que l‘on pensait auparavant et la première détermination précise de ce nombre. Plus important encore, ils ont trouvé que la proportion de ces paires dont les étoiles sont suffisamment proches l’une de l’autre pour est de loin plus importante que quiconque ne l’avait imaginé, ce qui a des conséquences profondes pour notre compréhension de l’évolution des galaxies.

Les étoiles de type O constituent juste une fraction d’un pourcentage d’étoiles dans l’Univers, mais les phénomènes violents qui leur sont associés signifient qu’elles ont un effet considérable sur leur environnement. Les vents et les chocs en provenance de ces étoiles peuvent à la fois déclencher et stopper la formation stellaire, leurs radiations alimentent le rayonnement des nébuleuses brillantes, leurs supernovae enrichissent les galaxies avec leurs éléments lourds essentiels à la vie et elles sont associées aux sursauts gamma, qui sont parmi les phénomènes les plus énergétiques de l’Univers. Les étoiles de type O sont par conséquent impliquées dans de nombreux mécanismes qui conditionnent l’évolution des galaxies.

“La seule information qu’ont les astronomes sur les galaxies lointaines provient de la lumière qui atteint nos télescopes. Sans faire de supposition sur ce qui est à l'origine de cette lumière, nous ne pouvons pas dresser de conclusion concernant la galaxie, par exemple à propos de sa masse ou de son âge. Cette étude montre que l’hypothèse courante stipulant que la plupart des étoiles sont individuelles peut conduire à de mauvaises conclusions”, conclut Hugues Sana.

Source: ESO 

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